Barkhane, le détail d'une opération originale

Note de synthèse rédigée par  Thomas Leroy, en octobre 2018.

 

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Le 1er août 2014, l’opération Barkhane prend la suite des opérations Serval (janvier 2013 – 2014) et Épervier (février 1986 – 2014) dans la bande sahélo-saharienne (BSS). Dirigée par la France, elle a l’originalité de s’étendre sur cinq États souverains – Tchad, Niger, Burkina-Faso, Mali, Mauritanie – et d’être menée en coopération avec les forces nationales de ces pays (force G5). Se déroulant sur une zone aussi large que l’Europe, la stratégie employée par les forces françaises a dû s’adapter à cette immensité. Si l’objectif de Serval était de repousser la menace terroriste et de préserver l’intégrité des territoires, celui de Barkhane s’inscrit sur un temps plus long : réduire la liberté d’action des groupes armés terroristes (GAT) tout en les empêchant de se reformer. Toutefois, les difficultés rencontrées à la sécurisation pérenne des espaces et au développement des territoires, rendent incertain le degré de réussite de Barkhane. D’un discours politique à un autre, la finalité de l’opération change, rendant les ambitions françaises ambigües. Alors que personne ne prendra la relève de Barkhane quand celle-ci sera dissoute, il devient indispensable de rendre autonome les pays du G5 dans leur capacité à protéger les populations.

 

Quels sont donc les moyens mis en œuvre pour sécuriser la bande sahélo-saharienne ?

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Barkhane une operation originale - T Ler
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Grand Jeu n°2 - L'ombre de Manhattan, l'avenir du nucléaire militaire

                                                            Septembre 2018

Afin de relever à nouveau le défi de la publication, l’association ILERI Défense propose cette année une réflexion de groupe sur L’avenir du nucléaire militaire, visant à donner des clés de compréhension sur un concept phare des études sur la guerre. Ce second tome propose des syn­thèses d’entretiens passés avec un opérationnel et un chercheur, mais aussi des notes individuelles rédigées par des étudiants de l’Institut libre d’étude des relations internationales de la première à la cinquième année.

 

Le nucléaire militaire permet en effet de penser le concept de dissuasion comme stratégie, mais aussi comme élément de souve­raineté dans le discours politique, comme outil militaire et comme produit industriel. Déployé par neuf États sur différents continents, le nucléaire militaire est souvent enveloppé d’une forme de secret, bien qu’il soit central dans beaucoup d’aspects des relations interna­tionales. À l’heure d’un siècle promis aux bouleversements géopoli­tiques majeurs, il apparaît primordial que les citoyens se saisissent de la question pour tenter d’y trouver des réponses convaincantes.

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Grand Jeu n°2 - L'ombre de Manhattan - I
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Nucléaire tactique : vers une évolution doctrinale de la dissuasion américaine

                                                               Note rédigée par Paco Joubard en juin 2018

Cette année, ILERI Défense s’attache à questionner l’avenir du nucléaire militaire avec le second numéro de sa Revue Grand Jeu à paraître en juillet 2018.

 

La présente note en est un extrait et interroge l’évolution doctrinale de la dissuasion américaine avec une focale sur l’armement nucléaire « tactique » ou « armement nucléaire non-stratégique » américain.

 

Longtemps associés aux armements conventionnels, les mini-nukes sont absents des Traités limitant l’armement nucléaire. Envisagés comme une possible forme de réponse aux nouvelles menaces de la scène internationale, c’est une véritable révision doctrinale qui s’opère aux États-Unis notamment. Il convient ainsi de s’interroger sur l’intérêt réel de l’emploi de telles armes, en explorant la définition juridique et les capacités militaires des armes nucléaires tactiques américaines, leurs objectifs et les interrogations que cela suscite.

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Nucléaire Tactique - Paco Joubard - ILER
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A2AD - Retour à la primauté de la défensive et fin de la guerre expéditionnaire ?

Dossier rédigé par Paul-Alexander Cramers en mars 2018

Si l’effet dissuasif des dispositifs A2/AD n'était pas suffisant pour se prémunir d’une intervention étrangère, ces dispositifs devraient s’inscrire dans une stratégie asymétrique visant à compenser la supériorité technologique de l’adversaire tout en lui infligeant une attrition considérable afin de l’affaiblir – la défensive étant de façon générale moins coûteuse que l’offensive –, augmentant par-là les chances de réussite d’une contre-offensive. Ainsi, les dispositifs d’A2/AD initialement de nature défensive deviennent par ailleurs des outils potentiellement à but offensif à l’échelon stratégique.
Lorsque ces dispositifs sont déployés sur des territoires conquis, ils servent à imposer de facto une assise sur le territoire en question par l’envahisseur grâce à une bulle protectrice qui rendrait toute contre-offensive visant à reprendre ce même territoire impossible ou extrêmement coûteuse, comme ce fut récemment le cas de la Russie en Crimée.
L’apparition de ces dispositifs et stratégies de déni d’accès modernes prend donc à contre-pied les forces armées occidentales dont la propension à subir une attrition élevée au combat (ce qui est inéluctable lorsqu’il faut pénétrer des zones sanctuarisées par un parapluie A2/AD sophistiqué) a été fortement réduite par les coupes budgétaires à répétition dont celles-ci sont victimes depuis la fin de la Guerre froide. Dans ce contexte, se pose alors une question primordiale sur l’avenir des capacités, considérées comme acquises jusqu’il-y-a peu, des forces armées occidentales à projeter leurs forces à travers le globe :

 

La prolifération des parapluies A2/AD intégrés, efficaces et technologiquement avancés, a-t-elle sonné le retour à la primauté de la défensive et ainsi mis fin au modèle américain de « guerre expéditionnaire » développé et mis en pratique depuis la chute de l’URSS ?

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Les transformations du Djihad


Note rédigée par Lola Conesa en mars 2017

 

          Le XXème siècle marque une nouvelle ère pour la violence politique à vocation religieuse. Les terrorismes qualifiés de classiques laissent place à un terrorisme islamiste. Cette montée en puissance d’une idéologie religieuse violente est le fruit du salafisme datant des années 1980, qui prône, pour les populations musulmanes, un retour aux pratiques énoncées par le prophète Mahomet et une rééducation morale de ces dernières. Ils reprochent une déchéance, qu’elle soit politique, morale ou encore religieuse, et rejette en tout point la vision occidentale du monde. Ils désirent réinstaurer la charia, la loi islamique, et le califat global.

 

          Pour comprendre les différentes vagues qui ont touché le djihad, il faut remonter aux dix dernières années de la guerre froide. La guerre d’Afghanistan est le point de départ du djihad moderne. L’Islam a connu, durant cette période historique, un regain car les idées nationalistes et communistes n’ont pas réussi à s’imposer dans le monde Arabe. Le Djihad a alors endossé la définition communément admise – moins pacifique que l’originelle – entendue comme l’idée de libérer les terres musulmanes de l’occupation.

 

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Compte-rendu du 8ème Festival de Géopolitique de Grenoble, par Benoît Loyer, pour le pôle Afrique

 

ILERI Défense était présente à Grenoble pour la 8ème édition du Festival de Géopolitique, consacré aux dynamiques africaines. Le pôle Afrique présente son bilan de ces quatre jours de conférence. Du dividende démographique aux questions sécuritaires, en passant par l'évolution politique et le développement des Etats, tour d'horizon des différents enjeux géopolitiques évoqués.

 

 

 

 

 

 

 

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Compte-rendu du 8e__me Festival de Ge__o
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Note publiée par la Revue Défense Nationale

Une note rédigée par Benoît Loyer et publiée chez notre partenaire en Décembre 2015. 

 

Les projections sur l’avenir de l’Afrique sont de plus en plus nombreuses dans la littérature internationale. Elles conduisent à s’interroger sur les trajectoires tant économiques que politico-stratégiques de nombreux États. En Afrique orientale, deux pays focalisent l’attention des observateurs : l’Égypte et l’Éthiopie. La publication en 2010 par le McKinsey Global Institute d’un rapport sobrement intitulé L’heure des Lions : l’Afrique à l’aube d’une croissance pérenne reconnaît l’Égypte comme l’une des quatre économies les plus avancées d’Afrique. Si l’Éthiopie n’est pas prise en compte par ce rapport, elle l’est en 2015 dans l’étude d’Havas Horizons, Financer la croissance africaine en 2015-2020 : perception des investisseurs internationaux, qui la situe à la quatrième place des pays les plus prometteurs du continent. Au même titre que les Dragons en Asie, on peut désormais parler de « Lion égyptien » et de « Tigre éthiopien » en Afrique. 

 

Mais au-delà de l’enjeu du développement économique, ces deux pays sont confrontés à un enjeu sécuritaire et stratégique majeur dans l’affirmation de leur leadership régional : le contrôle du Nil.

 

 

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